Mots-mêlés du CDI

En ce mois de rentrée, quoi de mieux que de proposer aux élèves un mots-mêlés géant dans lequel ils doivent retrouver le nom de leurs professeurs et du personnel administratif, le nom des différentes filières proposées et le nom de plusieurs lieux du lycée. Les lettres qui ne seront pas rayées à la fin formeront une phrase…

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Tout cela afin de les familiariser avec leur nouvel environnement et de les amener à voir dans le CDI un lieu ludique dans lequel il est agréable de venir et où ils sont les bienvenues.

J’ai mis en place l’activité à 8h ce matin et quand je suis partie à 12h la moitié des mots avait été trouvée. Pour corser le jeu, je n’ai évidemment pas affiché la liste des mots à chercher. De plus, chaque élève peut rayer jusqu’à 2-3 mots et ensuite il doit laisser le feutre à ses camarades.

Succès pour cette activité qui demande une préparation importante mais ça en vaut la peine ;-)

Je m’appelle Mina – David Almond

9782070639045FSMina McKee est une jeune fille de 9 ans qui a perdu son père et qui vit avec sa mère. Un soir, elle décide d’écrire un journal – qui s’avérera aussi atypique qu’elle ! Elle y raconte son quotidien (les repas avec sa maman, les promenades, l’aménagement de leurs nouveaux voisins…) mais aussi des moments qui ont marqué sa jeunesse (la porte de l’enfer, le jour des évaluations, la visite au centre d’enseignement spécialisé…).

Pour Mina, l’école est une cage. Elle s’y sent enfermée, incomprise par sa maîtresse et mal aimée par ses camarades. Sa mère décide donc de la scolariser à la maison. Là, elle peut s’adonner à ses activités préférées : grimper dans l’arbre, sentir le vent dans ses cheveux, écouter le silence, observer les passants, alimenter sa curiosité…et vivre sa passion pour les mots.

Dans son journal, Mina alterne le récit à la première personne et à la troisième personne. Elle aime les mots (et en met souvent à l’évidence) et elle en invente (comme « déstrangification »). Elle fait souvent référence à des personnages mythologiques (en plein hiver, elle crie dans la rue le nom de Perséphone pour qu’elle remonte de sous la terre et que le printemps revienne avec elle). Elle ponctue le récit par des « activités hors piste » qui sont de réels exercices de style auxquels le lecteur doit se prêter au même titre qu’elle.

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Que serait le monde
sans un grain de folie ?

Tardi, mémoire des deux guerres mondiales

Tardi, auteur et dessinateur français, s’est notamment illustré dans la narration de guerre en noir et blanc. Son grand-père ayant connu l’enfer des tranchées, il était désireux de rendre compte de ce début de siècle et de comprendre l’horreur vécue par tant d’hommes.

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Dans cette BD, Tardi revient sur le dimanche 2 août 1914 et l’ordre de mobilisation générale. Puis il illustre l’enfer des tranchées, le quotidien des soldats confrontés à la saleté, à la mort des leurs, au froid, à l’odeur des cadavres qui s’entassent, à l’épuisement… L’euphorie du début a donc laissé place à l’horreur. Bilan : des milliers de français morts au combat face aux allemands, et d’autres fusillés pour abandon de poste devant l’ennemi. Tous avaient pour seul désir de rentrer chez eux mais le devoir et les ordres les ont poussés à combattre, jour et nuit.

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Voilà des années que Tardi souhaitait dessiner les carnets de son père militaire lorsqu’il était jeune et détenu en Allemagne. Il l’a fait ! C’est une véritable histoire de famille qui nous est contée là. Le personnage principal, René Tardi, raconte son engagement dans l’armée, son mariage, la grande dérouillée et les mois de captivité au Stalag IIB… à son fils Jacques ; sous forme de dialogue. Ce dernier s’est lui même illustré en culotte courte aux côtés de son père et il intervient dans la narration. C’est un vrai plaisir de lire ce témoignage rythmé par les questions et les commentaires d’un enfant à son père… A savoir : le deuxième tome – Mon retour en France – est paru en novembre 2014.

Bien que les deux guerres mondiales relatées dans ces BD (éditées à l’occasion du centenaire de la guerre) appartiennent à notre Histoire, je n’arrive toujours pas à réaliser… D’autant plus que les faits se sont déroulés il n’y a pas si longtemps, que nos grands-parents ont eux mêmes connu ces périodes. Bref ! Même si la guerre n’est pas un sujet qui me passionne, j’ai apprécié la lecture de ces deux volumes qui m’ont appris des choses et m’ont permis de mettre des images sur les mots.