Bandini – John Fante

A l’occasion de la première du Banquet Des Mots qui avait pour thème le roman américain, je me suis lancée dans la lecture de Bandini (1938). Cette oeuvre constitue le premier quart d’un cycle autobiographique constitué de La Route de Los Angeles, Demande à la poussière, et Rêves de Bunker Hill.

« Il avançait en donnant des coups de pied dans la neige épaisse. Un homme dégoûté  Il s’appelait Svevo Bandini et habitait à trois blocs de là. Il avait froid, ses chaussures étaient trouées. Ce matin-là, il avait bouché les trous avec des bouts de carton déchirés dans une boîte de macaroni. Les macaronis de la boîte n’étaient pas payés. Il y avait pensé en plaçant les bouts de carton dans ses chaussures. Il détestait la neige. Il était maçon, et la neige figeait le mortier entre les briques qu’il posait. »

Dès les premières lignes j’ai été littéralement conquise et touchée par le style et le contenu : immigré italien originaire des Abruzzes, Svevo s’est installé avec sa famille dans le Colorado. Durant tout l’hiver, il cherche désespérément du travail et finit par trouver une riche maîtresse. Juste avant les fêtes de Noël il s’absente du foyer familial pendant 10 jours et laisse seuls sa femme Maria (qui s’en remet toujours à Dieu) et ses trois fils ; dont Arturo, narrateur et double de John Fante.

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